Histoire de la batterie

Historique

La batterie a vu le jour au début du XXe siècle. Les principaux éléments qui la composent ('grosse caisse', 'caisse claire', 'cymbales',...) existaient déjà au sein des orchestres classiques et des fanfares militaires. L'apparition de la batterie (en tant que regroupement de ses divers instruments) est directement liée à la naissance du jazz, ainsi qu'aux différentes évolutions technologiques du début du XXe siècle. Aussi les premières batteries portaient-elles le nom de « jazz », du nom du style de musique qui leur donna naissance.
Son origine profonde est pluriculturelle et ancienne : la 'caisse' 'claire' (vers 1850) et la 'grosse caisse' (XVIIe siècle) sont d'origine Européenne. Les cymbales sont issues d'Orient et son probablement un des instruments les plus anciens du monde. Ainsi les premières traces d'objets s'apparentant à des cymbales remontent au troisième millénaire avant J.C., en Inde. Les "toms", quant a eux, trouvent leurs racines dans les percussions Amérindiennes et Africaines et furent probablement inventés à la même période que les vases en terre cuite. Le « charleston », bien que travaillé jusqu'à sa forme actuelle par le Jazz des années 1920, provient d'un instrument de percussion Romaine datant de l'Antiquité: le scabellum.
Avec l'évolution du style de La Nouvelle-Orléans, la batterie connaît son véritable développement, surtout grâce à des batteurs comme Zutty Singleton. Depuis, la batterie, qui n'était à l'époque que l'assemblage de la "grosse caisse", de la "caisse claire" et d'une "cymbale", s'est beaucoup complexifiée.

Description 

Source Wikipédia

Les éléments suivants font la plupart du temps partie de la batterie, en nombre variable (ces numéros correspondent aux éléments de la photo) :
Des cymbales (de couleur dorée, en alliage à base de bronze) sont :


- la "charleston", charley ou hit-hat (5); 
- la "cymbale crash" (6, à droite); 
- la "cymbale ride" (6, à gauche); 
il existe d'autres types d'instruments non représentés sur ce cliché : splash, crash-ride, china, gong, cencerro, tambourin, etc. 
La "caisse claire" est située au milieu, entre les jambes du batteur (3). Mais toutefois une seconde caisse claire (ou plus) peut être ajoutée le plus souvent à la gauche (pour droitiers) du stand de Charleston. Lorsqu'elle est plus fine, elle est appelée "caisse claire piccolo".
Les "toms" qui sont le plus généralement au nombre de deux ou trois (avec le tom médium) :
- le 'tom alto' (4, à droite) et le tom médium (4, à gauche), au-dessus de la grosse caisse ; 
- le "tom basse", le plus grave (2), généralement sur des pieds. 
d'autres types de toms existent : comme pour la caisse dite claire, il existe des "toms piccolo" (très fins), mais également des "rocket toms" (petits et très profonds) ou encore des "rototoms", au son très sec.

Techniques de jeu

Pour jouer de la batterie, on utilise généralement des baguettes de bois ou en métal, qui peuvent recouvrir différentes formes (généralement type viper ou « rondes »), qui sont caractérisées par leur diamètre, la forme/taille/matière de l'olive (bout de la baguette) et la longueur du col (partie entre le manche et l'olive).
On peut aussi utiliser des balais, qui se présentent sous la forme d'un manche d'où sortent de longs brins, le plus souvent métalliques, qui permettent d'obtenir un son plus doux : on les utilise pour le jazz ou le blues. Ils s'utilisent pour frapper les peaux comme avec des baguettes, mais on peut aussi les écraser et « balayer » la caisse claire, ce qui donne un son de frottement.
La prise en main des baguettes peut se faire de deux manières :
-la "prise tambour" (traditional grip), souvent prisée par les batteurs de jazz, la main droite se trouve au dessus de la baguette qui évolue perpendiculairement au buste du batteur tandis que la main gauche en dessous de la baguette est parallèle au buste ; 
- la "prise timbale" (matched grip), généralement adoptée par les batteurs de rock sauf cas particuliers tels que Stewart Copeland, les deux baguettes sont tenues par dessus.

Les styles de frappe sont quant à eux très variés. On peut citer pour les plus employés, le cross-stick et le rimshot, ou encore la technique Moeller, initiée par Sanford Moeller dans les années 1920, issue du tambour militaire. Celle-ci permet de marier vitesse d'exécution et contrôle des coups accentués. Elle est basée sur le rebond de la baguette, accompagné d'un mouvement combiné de l'avant-bras et du poignet.
De plus, le jeu caisse claire/charleston est également sujet à variantes :
- en croisé (cross sticking) : le bras le plus fort joue le charleston tandis que l'autre joue la caisse claire. Les bras sont donc, vus du dessus, croisés, cette forme est utilisée pour droitiers car ils sont plus habiles pour frapper le rythme avec la main droite mais on l'utilise aussi pour gauchers - la batterie est alors disposée avec la caisse claire et le charleston à droite et le placement des toms est lui aussi inversé ; 
- ouvert : la position inverse, qui semble la plus logique pour débuter, bien que l'apprentissage en école se fasse presque exclusivement avec la précédente.

Enfin, il existe également différentes techniques de jeu au pied pour la grosse caisse et le charleston :
- le « talon en l'air » ou « pied en pointe », utilisée principalement pour le rock et musiques contemporaines. Cette technique permet de frapper la grosse caisse d'une manière plus puissante. Elle permet aussi une plus grande rapidité d'exécution. 
- le « talon à terre » ou « pied à plat », généralement pour le jazz ou des musiques à rythme lent. Cette technique permet plus de nuances. L'inconvénient, si le batteur opte pour la position « talon en l'air » pour le charleston, est que la position est instable : le batteur a tendance à pencher d'un côté.

Lecture de partition 

La partition de batterie est différente de celle du piano, ou du violon, car elle n'utilise pas les mêmes notes mais possède quand même une clef. La note correspond à un son, car chaque accessoire sur lequel on tape, a une tonalité différente. La partition a aussi 5 lignes (pour portées type Dante Agostini). Les coups sur les cymbales sont représentés par des croix, au dessus de la ligne la plus haute. Chacune a une croix qui lui est propre, on distingue le charleston ouvert et fermé. Les toms aigus sont représentés sur les lignes les plus hautes par des ronds (comme les notes "habituelles"), ainsi que le tom basse mais qui lui est en bas. La caisse "claire" est représentée par un rond au milieu, ou une croix si le jeu se fait en rimshots. Accents, nuances et autres sont comme sur les autres partitions.
Les notations diffèrent selon les partitions : sur certaines on rajoute quelques instruments comme le triangle ou le chimes. Il existe aussi d'autres types de portées à une ou deux lignes. La batterie est un instrument qui n'a pas vraiment de notation musicale stricte mais de plus en plus, c'est la notation du type Dante Agostini qui est utilisée. Sur toutes les méthodes de batterie, il y a une légende qui attribue à chaque signe (triangle, rond, carré, etc.) un instrument à frapper et éventuellement une indication du type de frappe à lui appliquer.